Le monde des mots de Guy Dutron

Paysage du Hainaut

Le salon à Digny
D’ailleurs, le héros de mon premier roman, mon grand-père Félicien aimait aussi les mots ; il les ciselait, il en inventait, il les tordait, il m’a appris tout ce qu’il a pu ; tout comme ma grand mère, Nelly,petite paysanne qui avait une vocation rentrée d’institutrice et m’apporta beaucoup.
Mais si j’aime les mots, j’aime aussi écrire dans des styles très différents ; à chaque thème son style :
- Le style narratif proche des gens comme dans « Un jour je mangerai du pain blanc », chronique de la vie rurale au début du XXème siècle
- Le style plus sec et au fond très noir comme dans « Mémoires de connard » quand il s’agit de dépeindre des personnages ou situations qui me déplaisent, et une certaine mentalité rurale que j’ai approchée de près me déplait souverainement. Comment peut-on être Persan ? Disait Montesquieu. Certes, mais comment peut-on être paysan et attenter à la nature c’est à dire, à la vie !!
- Le style pamphlétaire fait de phrases courtes et d’interjections comme dans « A mort l’Europe ?» ! Parce que, d’abord, des pamphlets, on n’en crée plus beaucoup ! La mode est au « Baba – Bobo » ! A la bien pensance ! Au consensuel ! Au « pas un mot plus haut que l’autre » !! Mais la crise actuelle va faire voler tout cela en éclats !! L’ami qui a lu ce pamphlet le premier m’a dit : « On dirait du Céline » !! Quel compliment !! Car si j’exècre « l’homme Céline », quelle écriture !!
- Le style, enfin, plus neutre, lorsque je deviens un peu « technique » comme dans « Pour servir l’Histoire du Hainaut et de sa frontière franco-belge ». Mais là, il s’agit de rendre compte, d’écrire l’histoire de ma région natale et que j’aime.
Certains en concluront que je n’ai pas de style d’autant que, comme disait Buffon : « Le style, c’est l’homme » !!
C’est l’homme, le style ? Ne serait-ce point le copiste ??
Bienvenue donc sur ce site que je voudrais aussi de dialogue car je n’aime rien tant que les réactions de mes lecteurs, bonnes ou moins bonnes, car tout apport enrichit même si cet apport est d’opposition.
A cet égard, l’une de mes pensées favorites est de Jean Rostand, ce grand biologiste matérialiste ; la voici : « Je sais gré à autrui de ce que souvent, par son opposition, il m’aide à me rester fidèle » !
A vous lire, donc, chers lecteurs !
Fraternellement
Guy Dutron
